Le Maître, vecteur de lumière et allié contre l’ego.


 

Sidna Shaykh Rajab et Sidna Shaykh Abdul'Aziz RA

Sidna Shaykh Rajab (à droite) et Sidna Shaykh Abdul’Aziz – Qu’Allah les préserve.

Les Walis, héritiers du Prophète – Paix et Bénédictions d’ALLAH sur lui –, sont la porte d’ALLAH : il vous suffit de frapper avec insistance pour qu’elle s’ouvre.

Ibn `Atâ’illâh As-Sakandarî a dit : « Qu’ALLAH soit glorifié ! Il guide une personne vers un Wali, alors qu’en fait IL veut la guider vers Lui (ALLAH). » Ces hommes sont les héritiers de la lumière du Prophète – Paix et Bénédictions d’ALLAH sur lui. Leurs cœurs en sont inondés. Parmi ces hommes, il n’y a que les bons et les meilleurs ! En effet, « Les savants sont les héritiers des prophètes » selon le hadith bien connu. Et « L’héritier a, de droit, la même représentativité que le Prophète – Paix et Bénédictions d’ALLAH sur lui – de son vivant » comme l’a dit Ibn Hajar al-‘Asqalânî .

L’Héritier Mohammadien a le cœur totalement consumé par la lumière et remplit la fonction d’une passerelle humaine qui sert à transmettre cette lumière vers les cœurs des disciples (murîd, au singulier) et de ceux qui croient en son état spirituel particulier. Cette croyance est la voie indispensable pour le transfert de cette lumière et permet au disciple de la recevoir. Cette règle est fondamentale dans le monde des esprits et la relation entre eux. Le Prophète – Paix et Bénédictions d’ALLAH sur lui – a dit : «Les esprits sont des soldats engagés : ceux qui se sont connus (c’est-à-dire : ont les mêmes affinités dans le monde des esprits) s’unissent. Dans le cas contraire, ils s’éloignent.» Cette loi du magnétisme spirituel est absolument essentielle et ce hadith confirme que le récepteur, ici le disciple, le murîd, doit avoir cette croyance en son Cheikh pour construire une passerelle entre son cœur et le sien et bénéficier de cette lumière.

Sidna Shaykh Ahmed Kuftaro et Sidna Shaykh Rajab RA

Sidna Shaykh Ahmed Kaftaro (à droite) et Sidna Shaykh Rajab – Qu’Allah les préserve.

Al-Junayd a dit : « Croire en notre état spirituel est en soit une Wilaya ». Le murîd doit anéantir sa volonté et se fondre dans la volonté de son Maître. Et il ne le peut qu’en cassant sa volonté propre, qui est la tête de son ego, de sorte que son cœur retrouve la vie. Toute personne qui cherche un chemin dans le monde spirituel, seul, sans un Cheikh, un Maître, est comparable à une personne qui se noie et qui cherche à se sauver par elle-même ; ou à une personne qui prend son adversaire comme juge ; ou encore à celui qui est dans un sommeil profond et qui veut se faire réveiller par lui-même. Si tu laisses ton âme, c’est-à-dire ton ego, te guider et établir les jugements, elle ne prendra que les décisions qui renforceront son pouvoir sur toi. C’est pour cela que l’aide spirituelle doit venir d’autrui, par le biais d’un Cheikh. Il est le bateau de sauvetage, le juge juste ; il reste vigilant quand le disciple est inattentif et éveillé quand il est dans la somnolence ! Sans le Cheikh, le monde est soumis à notre âme. L’âme nous commande et forme notre caractère. L’âme n’agit qu’en fonction du court terme, pour ses plaisirs immédiats, en contradiction avec notre cœur qui a une mission divine spirituelle éternelle.

Le Cheikh a le rôle du miroir clair et évident, par le biais duquel le murîd s’oriente et peut évaluer son évolution spirituelle, cela uniquement en regardant son Cheikh, d’un regard spirituel. Quand le disciple a cette prédisposition qui consiste à croire en la spécificité de son Cheikh, un seul regard de son Maître redonne vie aux ruines de son esprit et fait jaillir l’amour d’ALLAH et de son Messager – Paix et Bénédictions d’ALLAH sur lui – qui fera s’envoler son cœur vers des horizons sans limites.

Sheikh ABDUL’AZIZ, qu’Allah le garde.


 

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