Le lien spirituel avec le Shaykh est indispensable !

« Ô vous qui croyez ! Craignez ALLAH et soyez avec les véridiques. » (Sourate 9, verset 119)

 

L’importance vitale du lien avec le Shaykh

Le Shaykh Abdul Aziz al Amghari dit que le lien spirituel avec le Shaykh est une nécessité. Ce lien ne doit pas être par intermittence : il faut que le Shaykh devienne notre vie. À ce moment-là, nous n’existerons plus par nous-mêmes mais par le Shaykh.

En ce sens, le grand saint marocain Sidna ‘Abd al-’Aziz Ad-Dabbâgh (qu’Allah l’agrée) dit qu’il faut que personne n’existe dans notre vie à part notre Shaykh.

Le Shaykh Abdul Aziz explique qu’avec cet enseignement, on peut brûler beaucoup d’étapes si on arrive à l’assimiler et à essayer de le mettre en pratique. Et cela doit être le cas même si on est dans l’éloignement ou dans le péché, qu’on traverse une difficulté ou qu’on se sent loin.

L’amour du Shaykh, une conscience permanente

Il nous donne l’exemple de Sidna Abou Bakr (qu’Allah l’agrée). Pouvons-nous imaginer qu’il y avait une seconde dans sa vie où il oubliait Sidna Mohammed ﷺ ? Est-ce concevable que Sidna Abou Bakr pensait au Prophète ﷺ uniquement quand il était avec lui, et qu’il l’oubliait chez lui ?

Une fois, Abou Bakr est venu au Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Je n’arrive pas à me défaire de ton image, et il y a des endroits où j’ai honte [les toilettes]. »

Le Prophète ﷺ lui répondit : « C’est ainsi que tu dois être, Abou Bakr. C’est ainsi que tu dois être. »

Le lien spirituel avec le Shaykh ne se limite donc pas seulement à penser à lui ou s’imaginer assis à ses côtés une minute avant de faire le dhikr.

Un esprit porteur de la miséricorde prophétique

Le Shaykh est un rouh (un esprit). Sur ce point, le Shaykh Abdul Aziz nous appelle à faire très attention, car Sheytan et notre égo peuvent apporter de mauvaises interprétations. Le Shaykh est dépositaire de quelque chose qui ne lui appartient pas : on lui a confié un secret. Et le jour où il part, ce secret ira à quelqu’un d’autre. Ce secret, c’est l’héritage de Sidna Mohammed ﷺ.

Donc tout le monde peut prendre de lui tout ce qu’il veut, sans limite. Qui, dans la création, profite de Sidna Mohammed ﷺ ? Tout le monde. Toute création profite de Sidna Mohammed ﷺ, qu’elle le veuille ou non.

وَمَآ أَرْسَلْنَٰكَ إِلَّا رَحْمَةً لِّلْعَٰلَمِينَ

« Et Nous ne t’avons envoyé que miséricorde pour les Univers. » (Sourate 21, verset 107)

Tout le monde prend de la lumière du Prophète ﷺ, cela n’a pas de limites.

Un jour, le Prophète ﷺ a demandé à l’ange Gabriel (paix sur lui) : « Ô Gabriel, qu’est-ce que tu as eu de ma miséricorde ? »

Alors Gabriel lui répondit : « Ô Messager d’Allah, j’avais peur de mal finir jusqu’au jour où Allah a descendu sur toi un verset qui a fait mon éloge, alors j’ai été rassuré. » Donc même l’ange Gabriel est touché par la miséricorde de Sidna Mohammed ﷺ.

Et le Shaykh est dépositaire d’un secret de Sidna Mohammed ﷺ — un secret sans limite. Donc notre vie doit être le Shaykh.

Le lien sincère traverse les distances

Le Shaykh Abdul Aziz rapporte ensuite une anecdote sur son Shaykh, le Shaykh Rajab (qu’Allah l’agrée) :

Ils étaient au Hajj (le pèlerinage à La Mecque), et un frère resté au Liban avait confié un papier à un autre frère pour le transmettre au Shaykh le jour de ‘Arafat. Sur le papier, il avait écrit : « Shaykh, s’il te plaît, prie pour moi. » Le frère remit le papier au Shaykh. Ce dernier l’ouvrit, le plia et le mit dans sa poche.

À son retour du pèlerinage, le frère du Liban lui demanda s’il avait eu son message. Le Shaykh dit oui. Le frère demanda alors s’il avait prié pour lui, et il lui répondit non. Alors, il lui demanda pourquoi, et le Shaykh dit : « Par Allah, dis-moi ce que tu faisais le jour de ‘Arafat avant que je te le dise. » En réalité, il avait passé la journée à jouer aux cartes.

Quand le Shaykh Abdul Aziz a entendu cette histoire, et que son Shaykh est reparti au pèlerinage deux ans plus tard, il s’est dit : « Je ne vais pas faire cette erreur. »

Il a donc passé toute la journée, alors qu’il était au travail, à répéter :

اللهم اجز عنا سيدي الشيخ رجب خير الجزاء

(Allahoumma ijzi ‘anna Sidi ash-Shaykh Rajab khayr al-jazâ

Traduction : Ô Allah, récompense Sidna Shaykh Rajab de la meilleure des façons)

C’était sa respiration le jour de ‘Arafat, alors que son Shaykh était sur place, au mont ‘Arafat.

Le lendemain, le Shaykh Abdul Aziz a appelé un frère présent avec le Shaykh, qui lui a passé au téléphone.
La première chose que le Shaykh lui dit fut : « Hier, à ‘Arafat, tu ne nous as pas quitté une seconde. »

Le Shaykh Abdul Aziz précise qu’il ne dit pas cela pour parler en bien de lui, mais pour nous faire comprendre que l’esprit du Shaykh n’a pas de limites.

Le lien spirituel avec le Shaykh change tout dans notre vie. Mais pour cela, le Shaykh nous dit que donner une minute, trois minutes, quinze minutes, ne suffit pas. Pour ça, il faut tout donner, à l’image de Sidna Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) avec le Prophète ﷺ.

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Article tiré de la vidéo suivante :

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